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Free met les choses au clair

C’est hier que Free présentait ses offres de télephonie mobile avec la vocation de bouleverser le marché français… promesse tenue (si si on peut déjà s’avancer).

Tout d’abord, le PDG, Xavier Niel semble avoir largement tenue sa promesse de diviser les prix par deux grâce à son forfait sans engagement à 19,99€/15,99€ (pour les abonnés freebox). Mais c’est aussi très certainement la seconde offre qui risque de faire très mal aux entreprises déjà en place. En effet, en proposant un forfait 60min+60sms à 2€/gratuit (pour les abonnés freebox) ce nouvel entrant ne laisse quasiment aucun marge de manoeuvre pour ses concurrents de se positionner à un prix plus attractif, pour ce type de service qui doit intéresser un nombre de français non négligeable.

Mais ce qui me marque le plus dans l’arrivée de ce nouvel acteur et dans les réactions que cela suscite, c’est sans doute la clarté que cela ramène sur ce marché. En séparant l’achat du téléphone portable et des communications, Free adopte une position naturelle que les autres opérateurs ne s’étaient pas donné la peine de prendre. En effet, il se contente de se concentrer sur son coeur de métier ; en partant du fait que Free est avant tout un opérateur de télécommunications, il vend uniquement des communications… La vente du téléphone est un autre métier sur lequel il ne fait que se pencher brièvement.

En proposant des smartphones dernière génération à des prix psychologiques de 1 ou 30€, Bouygues, Orange ou SFR se positionnent avant tout comme des vendeurs de téléphones. Ils font oublier à leurs clients que ses appareils sont de la haute technologie qu’il vont payer cher sur un ou deux ans. Au final, sans s’en rendre compte, le client paye d’avantage son opérateur pour rembourser son mobile que pour payer ses communications. Même si cette situation peut convenir à certaines personnes et permettre à la plupart de changer régulièrement de téléphone (la France à l’un des taux de renouvellement des portables les plus élevé d’Europe : tout les 1,5 an en moyenne), cette offre opaque n’est pas du tout saine pour le consommateur.

Je prend souvent l’exemple de la voiture pour illustrer cette situation. L’achat d’une voiture est un très lourd investissement. Très peu de consommateurs peuvent se permettre d’en acheter une neuve sans crédit. Mais pour utiliser une voiture, nous avons besoin d’un consommable : l’essence. Et si l’entreprise Total ou BP vous proposait d’acheter une voiture neuve à 100€ au lieu de 10 000€ ? En contrepartie de quoi vous seriez tenu de réaliser, pendant 10 ans, tous vos pleins chez eux à un prix 2 à 5 fois plus cher que la normale. Cette situation pourrais vous paraître aberrante et vous verriez tout se suite l’arnaque pointer le bout de son nez… pourtant c’est la situation dans laquelle sont aujourd’hui toutes les personnes qui se sont engagées sur 1 ou 2 ans avec leur opérateur téléphonique… malheureusement il a fallut attendre qu’un nouvel acteur débarque sur le marché pour que cette vérité apparaisse au yeux des moins initiés.

Carrefour, une planète aux airs de Suède.

On le sais, le concept des magasins IKEA est un modèle très inspirant pour bon nombre d’enseignes de distribution françaises. Alors que beaucoup d’entre elles imitent son organisation maîtrisée de la circulation des clients (Fly, la Fnac, Surcouf…), d’autres facteurs clés du concept suédois sont aujourd’hui repris. Parlons par exemple des nouveautés de « Carrefour planet »…

J’avoue que ces derniers temps, je vais d’avantage à Carrefour pour observer le nouveau concept « planet », que pour acheter des produits. Je doit dire que je suis plutôt agréablement surpris par tous ces changements. J’ai parfois du mal à reconnaître le magasin d’Athis-Mons dans lequel j’ai travaillé durant 3 ans. La promesse du « 100% nouveau » semble tenue, en tout cas cet argument publicitaire ne pouvait que me faire venir et revenir pour décoder ces nouveaux principes d’implantation.

Ce qui est sur, c’est que Carrefour ose avec ce concept ! Il bouscule un bon nombre de « règles pré-établies » du merchandising.

  • Et si les gondoles mesuraient 1m au lieu d’1m33 ?
  • Et si du mobilier était parfois blanc, parfois noir et une autre fois marron chocolat ?
  • Et si les espaces de vente étaient ouverts à d’autres enseignes comme « la maison de la literie » ou « l’Oreal » ?

C’est grâce à ces remises en questions assumées que Carrefour parviens à créer de véritables « univers » à l’intérieur de ses magasins et à justifier l’utilité de ces très grands espaces de vente en en faisant une planète.

 

Dernièrement, l’élément qui m’a marqué au détour d’un rayon a été la place privilégiée offerte à la marque « Carrefour discount ».

Alors que partout ailleurs, les produits premiers prix sont planqués honteusement au bas des rayons pour ne leur donner qu’une fonction de réponse pur et sommaire aux besoins ; Carrefour à choisi de les mettre en avant en réalisant une descente complète sur un élément à l’entrée de chaque rayon.

Ainsi, les produits premier prix développent de nouvelles utilités :

  • Ils renforcent la segmentation de l’offre et oriente le client, en donnant une indication forte sur le rayon dans lequel il entre.
  • Ils affichent un prix d’appel faible, qui place le client dans une logique d’achat à l’entrée de chaque rayon.

Il faut aussi noter que ce choix stratégique de faire du produit un élément de balisage dans le point de vente est soutenu par un packaging totalement adapté. En effet, la marque « Carrefour discount » possède un facing qui met en avant uniquement 2 éléments clés : le libellé et le visuel produit, comme si le pack était un panneau de signalisation. Un objectif clair et annoncé dès le dossier de presse lors du lancement en mai 2009 :  « un packaging moderne et simplifié, facilement repérable en rayon ».

 

Ce choix stratégique ne m’est pas totalement inconnu. Je l’avais remarqué chez IKEA lorsque je réalisais mon stage de licence, il y a maintenant 3 ans. En effet, l’enseigne Suédoise exerce cette pratique depuis longtemps et va même un peu plus loin.

Au début de chaque univers (salon, cuisine, chambre…) vous trouverez toujours un produit très basique surmonter d’une grande pancarte rouge l’annonçant comme le 1er prix du « rayon ». Ainsi, l’enseigne insiste sur sa politique de prix très bas tout en indiquant dans quel univers on entre avec un produit qui rempli la fonction la plus basique demandée au meuble. (C’est exactement ce mécanisme que reprendre Carrefour.)

Mais regardez de plus près cette disposition judicieuse des produits… que voyez vous juste derrière cette grande pancarte rouge ?

Tiens, une seconde affiche verticale… celle-ci est blanche !…


Cette pancarte blanche met en avant un produit dit « entrée de gamme » : pour un prix plus élevé que le 1er prix, vous obtenez un produit plus sophistiqué tout en restant dans la fourchette basse du marché… Ca y est vous avez mis le pied sur les premières marches de l’escalier pour découvrir ce que l’on nomme la « montée en gamme ». Au fur et à mesure de votre circulation dans le magasin, l’implantation des produits et des affiches vous conduit à :

  • être séduit par un prix (pancarte rouge),
  • vous rendre compte qu’il existe une meilleure qualité tout en restant sur un prix raisonnable (pancarte blanche),
  • et vous laisser combler par le choix des produits milieux et haut de gamme (toutes les autres références).

 

C’est donc l’une des stratégies d’implantation importantes d’IKEA qui est aujourd’hui reprise par Carrefour. Et l’enseigne à surement raison de s’inspirer des magasins Suédois, dont la principale force est certainement de vendre tant de produits en faisant intervenir si peu de vendeurs.

Qui veut goûter ? C’est du « marketing participatif ».

Je recevais hier ma boite trnd.fr pour faire un peu de marketing participatif autours des smoothies Innocent ! (Et surtout tester ce concept novateur de markting.)

trnd.fr arrive dans le domaine du markting avec un concept plutôt interessant, cet organisme propose :
– aux marques de faire tester leurs produits innovants par des particuliers interessés et bavards
– aux interessés et bavards de testers des produits innovants

Un échange de bon procédés qui permet aux participants d’accéder à une expérience amusante et interessante et aux marques d’obtenir des retours originaux sur leurs produits tout en bénéficiant d’un nouveau canal de communication : le bouche à oreille.

 

Le site se pose donc en intermédiaire entre les internautes et les marques. Deux entités différentes qu’il convient de convaincre pour développer de nouveaux projets. Ce double discours nécessaire est d’ailleurs interessant à observer : comment le site adapte son discours et présente son concept pour convaincre ces deux acteurs (l’internaute et la marque) de participer ? Sachant tout de même que le second paye pour une prestation.
Première réponse : 1 site différent pour chacun : trnd.fr et company.trnd.com pour donner un maximum d’information adaptées.

Pour l’un il se définit comme quelque chose de simple et sympa « Yo ! trnd, c’est du marketing participatif ! »

Pour l’autre c’est bien plus que ça : « Avec trnd, vous pouvez pour la première fois planifier et mesurer les conversations de consommateur à consommateur et intégrer le WOM dans votre stratégie marketing.
Simple, rapide, crédible, efficace. » Il y a de la promesse la dedans.

 

C’est donc au travers de la campagne smoothies innocent que je vais pouvoir voir de plus prêt comment tout cela se passe. Première étape : la réception de la boite.

Que contient elle ?
Une lettre cordiale ou le tutoiement est de rigueur, qui détail justement le contenu de la boite :

Pour le participant :
4 bons d’achat de 2,99€, valables pour des smoothies innocent de 750 ml
1 guide projet (d’une vingtaines de pages très bien rédigées qui présente le produit et avances quelques arguments marketing)
Pour ses amis, famille, collègues et connaissances :
4 bons d’achat de 2,99€ valables pour des smoothies innocent 750 ml à partager
25 cartes postales (qui vont rester dans la boite je pense, pour manque d’intérêt)
25 gobelets innocent pour faire goûter les smoothies (dommages qu’ils soient en carton)
1 manuel d’enquêtes marketing (à faire remplir aux connaissances, mais qui me semble plus axés sur la performance de la campagne de marketing participatif)

Ma première impression à l’ouverture de cette boite est qu’il doit y avoir un sacré investissement de temps et d’argent pour organiser cette campagne, les supports sont bien rédigés, bien mis en pages et imprimer sur un bon papier épais.

Bon, il ne me reste plus qu’à aller acheter des smoothies avec les bons de réduction et à les faire goûter…

Rupture ou continuité

Il est certain, indéniable, inévitable (et tous les autres adjectifs similaires) qu’internet modifie considérablement les comportements des consommateurs du XXIème siècle.

Avec internet, nous sommes avant tout devenus des consommateurs impatients. Et cela tien autant dans le fait que l’information ou la possibilité d’acheter un produit ou un service soit immédiatement disponible, que dans le fait qu’internet distribue de l’information nouvelle en continu.

En effet, il est assez interessant d’observer comment nous devenons adepte aux systèmes qui permettent d’être informé le plus immédiatement possible. Du journal aux flux RSS ; de la lettre amenée par le facteur aux mails, jusqu’aux notifications facebook, les délais entre la production d’une donnée et sa réception ne cesse de s’amenuiser et j’ai bien l’impression que nous en devenons accro.

Il est alors interessant de se demander quel impact sur le marketing des produits et des services cette modification de comportement peut elle avoir ? Ne sommes nous pas désormais plus motivé par le fait d’obtenir ce qu’on veut dès que c’est techniquement possible plutôt qu’être tenu en haleine jusqu’au jour fixé pour sa sortie ?

Prenons l’exemple des séries télévisés. J’ai l’impression qu’il est plus commun de croiser des personnes impatientes de voir le nouvel épisode d’une série à succès, plutôt que des gens qui trépignent en attendant la sortie d’un nouveau film qui devrait avoir du succès. Techniquement, une série ce n’est qu’un film découpé en plusieurs épisodes, pourtant elle semble faire plus de « fans »… Le concept de délivrer son produit ou service en plusieurs fois plutôt qu’une seule ne pourrait il pas être une clé de succès à appliquer à d’autres domaines ?

Un album de musique a-t-il encore du sens, par exemple ?
Dans un album, chaque morceau doit avoir le temps d’être écouté pour être apprécié. Pourtant avec le concept d’album qui sort à un instant t, une douzaine de morceaux nous sont balancés d’un seul coup et je suis sur que c’est l’origine de plusieurs de mes déceptions musicales. Je me demande donc si les artistes ne feraient pas mieux de nous proposer leurs oeuvres sans attendre d’en avoir 12 pour nous faire une « compile ».
La semaine dernière, l’un des artistes que je suis sur facebook (ENZ), a mis en place un système assez interessant. Il met en ligne une nouvelle chanson à chaque fois que la précédente a cumulée plus de 500 écoutes. Au final, tous les morceaux sont écoutés, ré-écoutés et partagés à volonté. Je ne suis pas sur qu’ils auraient tous eu le même sort si ils étaient sortis en même temps sur un album.
De plus, lorsque nous achetons un album, nous avons tous le « mauvais » réflexe de nous demander quelle sera la meilleure musique du CD (et si elles étaient toutes bien…). Mais en proposant les morceaux un par un, la question est plutôt : « la prochaine me plaira t elle autant que la précédente ? » (Ce qui génère un intérêt constant pour les oeuvres de l’artiste.)

Ce constat autour du désire accrue d’immédiateté semble être un élément interessant à appliquer à beaucoup d’autres marchés.

Les constantes évolutions des comportements, nous encouragent à sans cesse remettre en cause les formes des produits et services qui nous entourent ; la partie de ne fait que commencer…

Le sens des choses

Je partage ici une réflexion que je me fais lorsque je croise certaines communications commerciales dans la rue, à la télé, sur internet ou ailleurs.

Pour être efficace, quelque soit le support (affiche, spot télé, radio), chaque communication commerciale doit délivrer un message simple et compréhensible par la cible. Après de nombreuses années de pratiques,  les publicitaires parviennent aujourd’hui à proposer des campagnes qui atteignent très efficacement les objectifs de notoriété, de reconnaissance ou d’attribution d’un message à une marque ou à un produit… qui leurs sont réclamés par les annonceurs.

Mais au delà d’atteindre un objectif de communication, il m’apparaît important qu’une bonne campagne de pub doit être maîtrisée à 100%. Je veux dire par là que la totalité du message qu’elle délivre (premier ou second degrés / première ou seconde lecture) soit maîtrisée et surtout ai du sens. Pour faire un bon message publicitaire, il ne suffit pas d’avoir la bonne grosse idée à mais aussi avoir le souci du détail. Or, j’observe souvent des campagnes pour lesquels j’apprécie l’efficacité ou l’originalité, mais qui comporte, pour moi, la faute de goût qui détruit une partie du travail réalisé. En voici trois illustrations récentes.

En revenant du travail, je passe tous les jours devant un tout nouveau restaurant installé sur la nationale 7 : la boucherie. Je ne connaissais pas cette enseigne et le concept de ses restaurants mais il semble s’agir de franchises proposant des plats dont la pièce maîtresse est la viande. Le premier contacte que j’ai eu avec cette nouvelle enseigne a donc été de voir ce restaurant flambant neuf arborant un grand logo en forme de tête de vache. Et c’est ici, que la touche de mauvais goût m’apparaît. Utiliser une tête de vache pour signifier qu’ici on prépare de la viande, cela semble être on ne peut plus direct (donc très efficace). Mais fallait il en plus, signifier que cette viande était succulente en lui faisant tirer la langue ? Encore une fois le message est direct et imagé : « c’est bon » = « on s’en lèche les babines ». Mais lorsque c’est une vache qui nous vente le bon goût de la vache, cela me parait gênant… Certains diront peut être qu’affirmer cela c’est avoir l’esprit mal placé. Certes, mais les images ont un sens, et s’il n’est pas perçu tel quel à la première lecture qu’en est il dans l’inconscient des gens ?

Voici, un second exemple : l’agence Toy a récemment réalisé une très jolie campagne pour le fameux stylo 4 couleurs Bic. Elle met en scène cet objet sous différentes positions afin d’illustrer des enseignements phares de la scolarité française. Les visuels sont plus ingénieux les uns que les autres. Mais l’un d’entre eux me dérange… La campagne nous renvoi à des souvenirs de bancs d’école : Physique : La conquête de l’espace – Éducation civique : Liberté, Égalité, Fraternité – SVT : la dissection. Pourtant lorsqu’il s’agit de parler d’économie, c’est à la crise de 1929 que l’on fait référence… si l’économie est faite de cycle, ne serait il pas mieux d’ajouter une note de positivisme à la campagne en parlant plutôt de la croissance des 30 glorieuses ? Pourquoi ne pas associer cette belle idée à des références joviales ? Certes, le message principal resterai le même, mais les images ont un sens, et s’il n’est pas perçu tel quel à la première lecture qu’en est il dans l’inconscient des gens ?

 

Enfin, je pense à l’une des publicités vidéo qui tournent en ce moment pour le nouveau smartphone / console de jeu de Sony Ericsson : Xperia Play. La campagne de communication pour ce produit tourne autour d’une idée simple : en combinant téléphone et console de jeu l’Xperia Play vous permet d’intégrer vos jeux vidéo préférés dans votre quotidien. Pour cela, plusieurs vidéos mettent en scène des personnes dans des activités on ne peu plus banales (marcher, manger, conduire, travailler…), qui dégainent soudainement leur téléphone pour faire une petite partie de jeux vidéo. La transition entre les deux mondes est si rapide que les éléments du jeu se retrouvent soudainement dans la réalité. C’est drôle et pertinent par rapport au concept du produit, mais l’histoire nous a montré que confondre jeux et réalité pouvait mener à des situations dramatiques. Si la transposition du jeu Sims dans la vie réelle ne pose pas nécessairement de problème, ce n’est pas toujours le cas lorsqu’il s’agit des jeux de guerre. Malheureusement les exemples réels ne manque plus, et c’est à cela que me fait penser la pub de Sony Ericsson, plutôt qu’au fait de s’amuser avec son portable. Certes, dire cela c’est voir le mauvais côté des choses, mais les images ont un sens, et s’il n’est pas perçu tel quel à la première lecture qu’en est il dans l’inconscient des gens ?


Game’On par game_heroes_syndicate

 

Analyser un marché grâce à XLSTAT

Ces deux dernières années j’ai eu l’opportunité de réaliser mes années de Master en alternance. J’ai ainsi pu suivre des cours de marketing et études, tout en travaillant sur de véritables problématiques commerciales au siège d’une Grande Surface de Bricolage. Mon travail dans cette entreprise, consistait (et consiste toujours) à développer les marques propres de l’enseigne (MDD). Au delà de participer activement à la création de nouvelles gammes (écriture de cahier des charges, création de packaging, promotion du lancement) il m’a fallut mettre en place des systèmes d’analyse de marché. Travailler sur des projets de MDD est très enrichissant dans le sens où cela demande à avoir une réflexion sur des marchés très différents à chaque nouveau développement (engrais, arrosage, peinture, robinetterie, petfood…). Il est à chaque fois important de comprendre la structure et les subtilités de chacun d’entre eux afin d’intégrer aux mieux sa marque aux références existantes.

L’un des marchés qui m’a le plus marqué jusque là est celui de l’alimentation pour chiens et chats (Petfood). En effet, au fur et à mesure de mes recherches j’ai vu apparaître un secteur hyper-segmenté par les marques (ou plutôt les groupes) y opérant, avec différents circuits de distribution, différentes marques, différents type de produit, différents niveaux de qualité et de prix. Contrairement à ce que pourrait penser le consommateur face au linéaire, nous n’assistons pas sur ce marché (comme sur beaucoup d’autres) à une concurrence entre les marques pour capter la plus grande part des propriétaires d’animaux possible. Mais ce sont deux grands groupes agro-alimentaires (voire trois) : Mars, Nestlé (et Affinity) qui tentent d’imposer leurs marques sur chacun des segments bien définis.

A partir de ce constat, je me suis alors concentré sur l’alimentation des chiens pour tenter de comprendre la manière dont les marques se partagent ce marché à près de 3 milliards d’euros.

Le prix au kg des croquettes pour ces animaux varient de 0,80€ à plus de 5€… les sacs pouvant aller jusqu’à 15kg cela implique tout de même une différence 63€ pour le consommateur. La première question qui m’est venue à l’esprit a donc été : cette différence de prix est elle réellement justifiée par un écart de qualité ? Puisque je ne raffole pas de croquettes pour chien, il m’était très difficile de juger par moi même, j’ai alors décidé d’utiliser le logiciel XLSTAT pour mener à bien mon enquête… avec tout de même des connaissances limitées puisque je commençais seulement à suivre quelques cours d’initiation. XLSTAT m’a été présenté, comme un logiciel (ou macro Excel) pour l’analyse d’études quantitatives. Mais il me semblait qu’il pourrait me permettre d’analyser non pas des résultats d’enquêtes mais des données déjà présentes sur les packagings des produits.

J’ai donc décidé de me lancer dans la première étude que je présente ci-dessous. Je suis certain que différents points mériteraient d’être améliorés ou affinés (indiqués par les notes en rouge) ce que je n’ai pour l’instant pas pu faire, faute de temps ou de connaissances, mais j’espère y remédier un de ces jours.

 

L’utilisation de l’Analyse des Correspondances Multiples

Les premiers résultats m’ont paru très vite concluant. La première étape a été de constituer une base de données répertoriant les composantes de différents produits sur le marché (en me concentrant sur les références chien adulte pour permettre une comparaison). (1)

Nous observons donc que les croquettes pour chien sont composées de différents nutriments présent en proportions différentes dans chaque produit, mais ceux-ci ont-ils tous le même impact sur la qualité et le prix ? C’est à ce moment là que XLSTAT entre en jeu, grâce à son Analyse des Correspondances Multiples (ACM). (2)

J’ai donc retraité les informations de cette base pour les rendre duales. Il s’agit de savoir pour chaque référence si sa teneur pour chaque nutriment est en dessous ou au dessus de la moyenne constatée.

J’ai ainsi plus pratiquer l’ACM suivante, à partir de cette base retraitée :

Le graphique nous montre que les composantes les plus proches des points « prix plus » ou « prix moins » (surtout sur l’axe vertical qui comporte 82,12% des informations) comme les protéines, les cendres, les matières grasses ou la cellulose sont en relation avec le fait que le prix soit élevé ou bas.

Il y a donc, dans la composition de ces produits des éléments plus impactant que d’autres sur le prix. C’est d’abord à ceux ci que je ferais attention pour comparer les références et pour comprendre leur positionnement. (3)

L’utilisation de l’Analyse des Composantes Principales

Toute la subtilité du développement de gamme MDD tient dans le choix stratégique du positionnement sur le marché déjà en place. La seconde problématique à laquelle il m’a été important de répondre est donc de savoir : comment se positionnent les différentes marques sur ce marché ? Il m’a semblé important de chercher la réponse objectivement dans la composition des produits et XLSTAT me serait encore d’une grande aide.

J’ai donc décidé de réaliser une Analyse des Composantes Principales (ACP) à partir d’une base de données comportant des produits avec des niveaux de prix très variés (sans intégrer leur prix comme variable cette fois ci), afin d’obtenir le graphique (biplot) ci-dessous.

Le graphique met en évidence que le marché est structuré avec différents niveaux de qualité. Nous pouvons en distinguer 3 principaux : les produits 1er prix (en noir, excentré à l’ouest) dont la qualité de la composition est largement en dessous des autres ; Les produits milieu de gamme (en vert) sont quand à eux plus étendus, à l’intérieur de ce segment, il est d’ailleurs possible de distinguer des références d’entrée de gamme (Frolic ou Pedigrée) et d’autres plus qualitatives (Sélection croc HQDF). Les références haut de gamme (en bleu) sont clairement identifiables sur la droite du graphique. De plus, elles présentent la particularité d’être distribuées sur l’ordonnée, cela tient surement du fait que ces produits se démarquent en étant ultra-spécialisés : pour des races de chien, des âges ou des problèmes de santé particuliers.

L’utilisation d’XLSTAT me paraît ici très concluante, puisqu’elle  permet de mettre en évidence une structure de gamme de façon totalement objective (en ne prenant comme référence que la composition des produits). Cette structure se vérifie d’ailleurs dans la suite de mon étude (pour laquelle j’avais réalisé cette présentation). En effet, ces 3 (ou 4) segments sont destinés à des profils de maîtres différents et possèdent chacun leurs particularités : circuit de distribution, type de communication, type de packaging…


Mais cette ACP sera aussi d’une grande aide pour la suite du développement des références MDD. En effet, après avoir choisi une marque cible (selon différents critères stratégiques), nous pourrons y intégrer les différentes compositions des produits obtenus lors de notre sourcing, pour choisir celui qui se rapproche le plus de celle-ci.

Je suis donc impatient d’exploiter plus en profondeur cette première analyse, de l’améliorer et de l’étendre à d’autres marchés.

Ce que j’aurai aimé améliorer :

(1) Insérer d’avantage de nutriments dans la base de données : calcium, phosphore… mais toutes les marques ne les indiquent pas forcement.

(2) Considérer que le prix des aliments est une indication non discutable sur la qualité est un réel raccourcis. Pour bien faire, il aurait été intéressant de prendre comme indication de qualité, les résultats d’une étude qui observerait l’appréciation ou la santé des chiens selon les aliments qui lui sont donnés.

(3) Utiliser la distance des différents éléments avec le prix, pour établir un coefficient qui relativise leur importance. Et prendre en compte ce coefficient pour la constitution de l’ACP. Peut être que cette distance peut être calculée selon la distance d’un nutriment « plus » avec le prix « plus » sur l’ordonnée, pondéré par son taux (82,12%) + la distance sur l’abscisse pondéré aussi par son taux (3,98%).

En tous cas, avis aux connaisseurs d’XLSTAT pour m’aider à faire avancer ce type d’analyse : les remarques, les conseils ou les liens sont les bien venus.

 

La théorie du Ouaa ! – Apple et Google

Le secteur des nouvelles technologies est fascinant. Son dynamise et les remises en question perpétuelles qu’il impose à ses acteurs, nous offre un spectacle parfois très intéressant. Il pourrait facilement être comparé à un jeu d’échec au travers duquel s’affrontent et s’allient différents joueurs. Les deux plus grands stratèges aujourd’hui sont sans conteste Apple et Google. Tout deux affichent des résultats extraordinaires et s’affirment à coup de recherches et de développements. Bien que leurs domaines de compétence produit et service soient différents en de nombreux points, ces deux entreprises semblent se retrouver de plus en plus dans une situation de concurrence directe. En effet, il était et il sera inévitable que ces deux firmes s’opposent puisque chacune défend sa vision particulière de ce que doit être le monde technologique de demain.

Il semble qu’elles s’entendent sur le fait que les outils technologiques de demain seront « hyper-synchronisés », tous communiqueront ensemble et nous permettront d’avoir accès aux mêmes informations, que nous soyons devant notre bureau, sur notre canapé, dans la rue ou dans une voiture. Mais alors qu’Apple mise sur l’omniprésence de l’objet pour y parvenir, Google choisi de les dématérialiser en mettant l’accent sur le développement des services en ligne. L’un conçoit et vend des machines avec leur système d’exploitation spécifique. L’autre propose gratuitement des services pour exploiter des données (personnelles ou publics) où que l’on soit et en tire profit grâce à la publicité. Poursuivant ainsi l’objectif suprême de dématérialiser l’utilisation des outils informatiques en donnant d’avantage d’importance aux données qu’aux objets.

Mais cette bataille conceptuelle n’est pas l’unique qui oppose ces deux acteurs.

Leurs façons même dont elles choisissent de déployer leur concept sont totalement différentes et génèrent des réactions très diverses chez les utilisateurs ; c’est ce qui m’intéresse aujourd’hui.

On le sait bien pour Apple, le tout est de garder au maximum le secret sur ce qui se développe, l’objectif étant de pouvoir créer un véritable évènement autour d’une sortie. Ainsi, lorsque Steve Jobs monte sur scène et sort de sa poche le nouvel objet révolutionnaire, nous découvrons dans le même quart d’heure : son design, ses caractéristiques, ses fonctions… autant de nouveautés d’un seul coup qui provoque un « Ouaaaaaaaa » général dans l’assemblée, suivi de « C’est génial ! Je suis sur que je vais pouvoir faire plein de truc avec ça ! »

Pour Google, la stratégie est tout autre. La firme joue la « transparence » sur les développements en faisant participer au maximum les internautes. A peine imaginés les nouveaux services leur sont mis à disposition (parfois même en version bêta avec Google Labs). Ils peuvent ainsi, les prendre en main dès les premiers instants et découvrir pas à pas le potentiel d’actions qu’ils offrent. Chacune d’entre elles provoque donc un petit « Ouaa » devant de la révolution qu’elle offre, et l’utilisateur passe rapidement de l’imagination à l’utilisation :

  • « Ouaa ! Je peux me déplacer virtuellement dans la rue avec Google Street View. »
  • « Ouaa ! Je peux gérer mes agendas et les croiser avec ceux de mes amis sur Google Agenda. »
  • « Ouaa ! Je peux travailler à plusieurs et à distance sur un document texte avec Google Document. »
  • « Ouaa ! Je peux facilement créer des objets 3D avec SketchUp. » etc…

Certes l’impacte de chaque sortie est moindre par rapport à une communication à la manière d’Apple, mais le choix de Google permet aux utilisateurs de prendre en main, à leur rythme, les outils qui leur sont proposés et de comprendre leur inter-connectivité. C’est cette approche progressive qui provoque ensuite un grand « Ouaaaaaaaa » lorsque l’on s’aperçoit que les pouvoir de ses services sont décuplés par un système d’exploitation (Android, Google TV ou bientôt Chrome OS).

En effet, ce qui me fascine le plus dans l’approche de Google, c’est la façon dont la firme sème, l’aire de rien, ses différents services et en un coup de baguette les relis entre eux pour décupler leur potentiel. C’est l’existence d’un service qui permet la sortie d’un second encore plus bluffant.

  • Sur Androïd, grâce à Google Image, Google Goggles reconnaît les objets pris en photo.
  • Sur Androïd, grâce à Google Street View, Google Navigation affiche la photo des rues importantes de chaque trajet en voiture.
  • Sur Google TV, YouTube devient un véritable chaine de télévision.

On peut donc se demander s’il est préférable pour une entreprise de générer un grand « Ouaaaaaaa » à un instant t ou plusieurs petits « Ouaa » au fil du temps. Il est pour l’instant délicat de s’avancer en affirmant que l’une des deux stratégies est meilleure. Au vu du nombre croissant de clients pour ces deux firmes, il est certain que ces pratiques sont toutes deux concluantes. Mais il est remarquable que, par cette technique, Google parvient à s’implanter dans le paysage informatique de façon subtile. Pas à pas, la firme place ses services innovants. Leur évolution et multiplication rapide lui permettent de s’imposer comme incontournable pour de nombreuses actions : chercher son chemin, traduire un mot, rechercher une image ou simplement naviguer sur internet… imaginez un monde sans Google aujourd’hui…! Impossible ?! Et bien demain cela risque d’être pire.

Entre deux inventeurs, le plus innovant n’est pas forcément le plus bruyant…

Un GPS dans mon téléphone… ça change tout !

Heureux possesseur d’un androphone depuis décembre 2009, j’ai offert la mise à jour 2.1 à mon htc hero il y a quelques semaines. J’ai ainsi pu apprécier le très bon travail réalisé par Google pour proposer des services toujours plus variés et complets. Ce qui me pousse de plus en plus à croire au potentiel de Google sur le marché de la téléphonie, (malgré mon attachement aux produits Apple), même si au vu des ventes ce potentiel n’est aujourd’hui plus à prouver.

La nouvelle fonctionnalité qui m’a le plus marquée est certainement « Google maps navigation ». Dès les premières utilisations je n’ai pu m’empêcher de penser que les fabricants de GPS habituels avaient du souci à se faire. C’est fou comment l’arrivée d’un nouveau concurrent peut remettre en cause la façon de penser sur un secteur et mettre en évidence des potentiels de développement jusqu’alors inexploités.

Désormais, grâce à Google et les différents fabricants d’androphones, pour connaître son chemin en voiture, il suffit de sortir son téléphone de la poche, de le poser sur le tableau de bord et de se laisser guider. Cet objet qui ressemble de plus en plus à un couteau Suisse peut maintenant aisément remplacer un GPS ordinaire.

Mais en réalité, il fait bien plus que le remplacer, il le surpasse. En effet, le téléphone semble offrir une éventail d’actions que les fabricants de GPS n’avaient, à mon sens, pas encore bien pris en compte.
Puisqu’en utilisant la prise casque et un câble auxiliaire pour brancher son téléphone sur le poste, le pouvoir de cet objet est démultiplié, il est alors possible :
– d’écouter la voix de la gentille dame au travers de ses enceintes de voiture
– Mais aussi, d’écouter les musiques chargées dans le smartphone tout en suivant les instructions du GPS (la musique se baisse automatiquement lors de l’énonciation des directions).

Ensuite l’utilisation du téléphone sur cette fonctionnalité GPS permet de résoudre la grande question qui se pose à tout conducteur équipé lorsqu’il se gare : « Est-ce que je doit prendre mon GPS avec moi ou le laisser dans la voiture ? » (On ne se pose plus du tout la question lorsqu’il s’agit du téléphone.

De plus, le développement de cette fonctionnalité par un fabriquant de logiciels comme Google a, à mon sens, permis de proposer une nouvelle interface beaucoup plus pratique que celle des GPS habituels (précision du tactile et ergonomie).

Enfin, la fusion des deux appareils ouvre la porte à des fonctionnalités très intéressantes. Plus besoin par exemple de rentrer une adresse complète pour aller voir un ami, mais il suffit de sélectionner son nom dans le répertoire pour indiquer son adresse.

Ces 4 points sont les principaux qui me font penser que les fabricants de GPS ont fort à se méfier de l’arrivée des téléphones sur leur marché. Et tout particulièrement de ceux sous android qui proposent la fonctionnalité gratuitement.
Pour autant, à mon sens les TomTom, Navigon, Gamin et consorts pourraient avoir leur mot à dire sans cette petit évolution. En effet, ils ont l’avantage d’avoir un notoriété, un savoir faire et et d’autres avantages comparatifs importants :
– un plus grand écran,
– des cartes intégrées à la mémoire de l’appareil (les Smartphone les charges constamment en 3G)
– leur utilisation de fait pas baisser la batterie du téléphone.
A partir de ce constat, il peut être intéressant de se demander comment les GPS actuels peuvent évoluer afin de parer la démocratisation du Smartphone en mode GPS ? Et par quels moyens les fabricants peuvent ils donner plus d’intérêt à leurs produits ?

Je pense que les GPS a tout intérêt à s’imposer comme L’outil technologique de la voiture et il serait surement intéressant de pousser les recherches sur l’application de la domotique à la voiture. En effet, le GPS est certainement l’objet technologique le plus répandu dans les voitures du parc actuel et une grande partie des automobiles neuves ne sont pas vendues équipées.
Dans ce sens, je pense que les GPS ont tout d’abord une carte à jouer dans le domaine de la musique embarquée. En effet, on pourrait imaginer que ces appareils proposent une interface spécifique pour la lecture de mp3 préalablement synchronisés avec son ordinateur. Ainsi, le conducteur aurait la possibilité de choisir les sons qui l’accompagne parmi toute sa bibliothèque préférée et le confort du grand écran tactile posé sur le tableau de bord viendrait rendre plus agréable la sélection des chansons.
Mais cette fonctionnalité ne serait intéressante que dans l’optique où le GPS est relié aux enceintes de la voiture. Pour cela, on pourrait envisager d’intégrer au boitier un transmetteur d’onde radio. Ce type d’outil est désormais bien répandu (notamment comme accessoire pour lecteur mp3). Une fois branché au lecteur, le transmetteur émet le sons par des ondes radio qui sont ensuite captées par le poste de la voiture (en se calant sur la même fréquence). C’est donc un moyen simple (et peu coûteux) d’établir une connexion sans fil entre son appareil portable et son poste radio.

Maintenant que nous avons un GPS qui lit des musiques et qui les transfert sur les enceinte de la voiture, nous avons aussi la possibilité de diffuser les instructions sur les haut parleurs. Il suffit ensuite d’ajouter une fonctionnalité qui permettrait de baisser le son de la musique lorsque les indications sont données.

Malgré les innovations fulgurantes des nouveaux Smartphones, il me semble que les fabricants de GPS ont une carte à jouer sur un secteur où ils sont trop longtemps restés passifs. Le développement de la partie musicale, me semble une bonne porte d’entrer dans le domaine de la technologie embarquée car elle répond à de réelles envies. D’autant plus que les technologies comme les interfaces mp3 tactiles ou les transmetteurs radio se sont largement développées et permettent une intégration relativement rapide de ces services.

Campagne choc de LEGO

Je ne sais pas si cette campagne pub de LEGO est une réponse directe à celle de Cartoon Network, dont j’avais parlé ici. Mais en la découvrant aujourd’hui je repense à certains de mes cours de marketing et à ce professeur qui nous incitait à avoir une vision large de notre marché.

Lors de ses derniers cours il aurait pu nous demander : « Quels sont les concurrents de LEGO ?» Et nous aurions sûrement répondu : Playmobil, Mécano ou d’autres marques de jouets pour enfants. Mais d’une façon plus large, on peut dire sans se tromper que Cartoon Network est un concurrent important de LEGO puisque tout deux répondent au même besoin d’amuser les enfants.

Finalement, il n’est pas si étonnant que ces deux marques s’opposent si clairement dans leurs discours publicitaires. Aujourd’hui chacun essaie de rallier les parents à leur cause avec des arguments opposés. Lorsque le fabriquant de jouets utilise la violence de la télé, la chaine télévisée se sert de l’innocence des jouets.


Télévision quand tu nous tiens.

Coup de pub ou tentative de coup de pub pour Cartoon Network qui présente cette semaine son dernier spot.

A mon sens, une réalisation réussie au service d’un discours « non louable »…

Toy Soldier from Animatorio on Vimeo.

Ce soldat à l’air tellement brave à avancer à la seule force de ses bras, il utilise ses dernière force pour accomplir l’action ultime qui sauvera son pays. Il approche de son but, plus qu’un petit effort… ça y est, dans un dernier élan de bravoure, il appuie sur la gâchette qui le délivrera. Et là ! La télé s’allume. Cette magnifique télévision qui sauve les pauvres jouets qui se font martyriser par les enfants.

Encore une fois, la télévision s’impose et prend l’habitude de nous donner des vérités préconçus auxquelles nous devons croire sans réserve. Si bien qu’aujourd’hui, cette vérité absurde la concerne directement. Comment peut on vanter les mérite de la télévision en avançant le fait qu’elle empêche les enfants de s’amuser avec leur jouet. Est il préférable qu’un enfant passe du temps à imaginer de grande histoire avec des objets ou qu’il regarde d’un air végétatif des images animées par d’autres ?

Imaginons ce même spot avec une fin quelque peut revisité : le soldat appuie sur le bouton et éteint la télévision… tous change. Le soldat a alors vraiment sauvé quelqu’un, il a empêché l’enfant de s’émerveiller devant la télé et lui lance une grand appel au secours pour qu’il s’occupe plutôt de ses jouets.

De plus, l’idée que l’enfant est destructeur lorsqu’il joue est renforcée par l’utilisation du jeu de guerre et du soldat. Certes certains diront qu’ils transmettent une certaine violence aux enfant, mais que peut on dire des images choquantes montrer dans la lucarne à des heures de grande écoute. Comme le dit très bien un certain Akhénaton : « en parler tous les soir tous les soir au journal, ça devient banal, ça s’imprime dans la rétine comme situation normale. Et si petit frère veut faire parler de lui, il réitère ce qu’il a vu avant huit heure et demi. » Pour pousser le vice plus loin et rester dans le contexte du spot de Cartoon Network, c’est peut être même la télé qui incite l’enfant à reproduire des scènes de violence sur ses jouets.

Ce billet n’est pas la réaction impulsive d’une personne totalement réfractaire à la télévision, mais il fait état d’une situation où la télévision est parfois prise comme un média suprême. La vidéo suivante, sortie presque en même temps que la première, illustre bien cette idée.

Television is a drug. from Beth Fulton on Vimeo.